Union viticole : l'apaisement, enfin

Le conseil d'administration de l'UVB a débouché sur un compromis entre Bruno Matray et Ghislain de Longevialle, prêts à travailler ensemble désormais. Bruno Matray a également présenté son programme et les commissions chargées de l'appliquer.
L'Union viticole va-t'elle retrouver sa sérénité après six mois agités et achevés sur un constat de rupture entre les contestataires et les sortants lors de l'AG d'Interbeaujolais. Ce jour-là Bruno Matray refusait de présenter Ghislain de Longevialle à la présidence de l'organisme paritaire, contre l'avis du conseil d'administration de l'UVB. Le début d'une impasse ? Mardi, un nouveau Conseil d'administration a permis d'en sortir : après un début de réunion tendu, les deux clans se sont mis d'accord. Peu après, Bruno Matray, Ghislain de Longevialle accordaient un entretien commun au Patriote. Une saint Valentin heureuse en quelque sorte...
Le Patriote : Comment s'est passé ce CA ?
Bruno Matray : "Il s'est globalement bien passé, le conseil a finalement entériné à l'unanimité le conseil d'administration du 24 janvier et la décision de proposer Ghislain de Longevialle à la présidence de l'Inter en juillet prochain. On a dégonflé l'abcès."
Donc vous vous êtes mis d'accord sur le programme de "gouvernance" de l'Inter ?
Ghislain de Longevialle : "Une commission visant à renforcer l'image du Beaujolais a été créée, Bruno a proposé que j'en occupe la présidence. Il y aura un projet stratégique à réaliser qui devra ensuite remonter à l'Inter et être discuté avec le négoce. Je m'associe pleinement à ces décisions."
C'est la fin des hostilités ?
G. D-L. : "Maintenant, il faut se mettre au travail pour ce vignoble, c'est ce que l'on retiendra de ce conseil du 14 février."
B.M. : "Les viticulteurs nous attendent, il faut que les dossiers avancent et les commissions vont se mettre au travail."
A ce propos où en est la réflexion sur les aides aux viticulteurs en difficultés ?
B.M. : "Une commission est dédiée à ce problème (voir ci-dessous). Nous allons poursuivre les discussions avec tous les partenaires, afin que les exploitations puissent bénéficier d'un diagnostic de leur situation pour les aider à prendre une décision, diagnostic qui serait pris en charge financièrement. Les cas sont extrêmement différents. Il faudra créer un pôle d'aide à la reconversion."
G. D-L. : "En décembre, nous avions présenté nos besoins au ministère de l'Agriculture, les aides du Conseil général sont budgetées et doivent encore être votées.."
Justement, ces aides du département, prévues pour l'arrachage à 50%, comment vont-elles être gérées?
B.M. : "La commission devra y réfléchir, avec quelques pistes comme la possibilité d'une bourse des échanges, en faisant attention à garder les meilleures vignes. Mais rien ne sera simple."
Et que dites-vous aux viticulteurs qui ont des besoins immédiats, alors que vos commissions vont déjà réfléchir?
B.M. : "L'urgence, c'est aussi de savoir où l'on veut aller, comment on va sortir de la crise. Pour l'urgence de ceux qui sont en difficulté, le guichet unique de la sous-préfecture fonctionne bien ; on se met au travail, on fera avec ce que l'on aura, les aides ne seront jamais suffisantes pour tout."
Recueilli par D.B.
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