Doubles actifs : une nouvelle race de vignerons

Certes, l'histoire familiale les a poussés en ce sens : ils sont tous deux enfants d'une famille de viticulteurs, mais leur goût personnel les a incité, lui, à passer un BTA au lycée agricole de Bel Air, elle, un diplôme d'œnologue à Toulouse. Actuellement ce jeune couple exploite environ 11 hectares de vignes sur les communes de Sainte Paule et de Theizé.
Mais voilà, la crise viticole a modifié les projets des époux Rivier. Actuellement Vincent travaille deux demi-journées par semaine pour la commune de Sainte Paule : il remplace l'employé communal en congé maladie. Blandine a entrepris une qualification d'aide maternelle pour garder des enfants à la maison. Et, si le vin ne se vend pas mieux, ils envisagent sérieusement de quitter la viticulture. Un beau rêve en train de partir en fumée comme pour tant d'autres familles en Beaujolais, obligées de reconsidérer leur activité.
Les situations sont multiples, chaque famille optant pour sa propre solution. Souvent, la femme reprend une activité complémentaire, parfois c'est l'exploitant lui-même qui se tourne vers une solution extérieure en ayant pris soin de réduire la taille de l'exploitation en abandonnant, qui un fermage, qui un métayage, voire en arrachant. Et l'on voit les vignes difficilement mécanisables, les coteaux les plus mal exposés, disparaître ou être laissés en friche.
D'autres optent pour la retraite anticipée, laissant à une femme ou un fils le soin de prendre la suite. Mais peu à peu, le recours à une activité complémentaire se répand, comme le montrent les quelques exemples ici rassemblés.
Retour à la polyculture
D'autres jouent la carte de la polyculture, situation que l'on croyait presque disparue en Beaujolais et qui ramène pourtant à ce qui fut pendant longtemps la norme dans le vignoble et que les plus de soixante ans ont connu. En effet la fin de la 2e guerre mondiale l'évolution des techniques - il faut produire davantage et moins cher - ébranle la viticulture. Le Beaujolais n'échappe pas à la règle et évolue de la polyculture à la monoculture viticole. Si le métayage subsiste, ses formes changent. Dans sa "Saga des vignes", le romancier-historien Michel Verrier explique que "chaque exploitation comptait de deux à trois vaches qui appartenaient au vigneron, ses vaches fournissaient le fumier nécessaire à la culture de la vigne, le laitage pour l'alimentation de la famille, on les utilisaient aussi pour tracter la vendange". Ces vaches demeurent avec quelques chèvres dans les exploitations du sud beaujolais jusqu'à la fin des années 70. C'est souvent grâce à la vente des fromages que l'on a pu dégager l'argent nécessaire à l'achat des greffes.
L'apparition des quotas laitiers et la disparition des tournées de ramassage de lait vont encore contribuer à modifier la donne. Peu à peu on vend les laitières, on les remplace par des charolaises et des moutons, et l'on plante de la vigne, dans des prés ou des terres, profitant des succès du beaujolais nouveau à l'époque. Les exploitants se spécialisent et peu conservent une double activité.
Aujourd'hui, comme on peut le voir ci-dessous, s'il est à nouveau question de recours à l'élevage voire aux céréales, ce n'est plus dans un but d'autosubsistance, mais bien pour assurer un chiffre d'affaires à l'exploitation et au foyer, qui manquent cruellement de revenus et de marge.
La polyactivité, à la terre ou la ville, va-t-elle demeurer ou bien n'est-elle qu'une phase dans la restructuration que connaît le vignoble ?
M.D. et D.B.
Le beaujolais nouveau cherche le second souffle
Beaujolais nouveau : "Toujours un événement exceptionnel"
Bernard Pivot 44e prix Victor-Peyret lors de la Fête des vins
Marcy-sur-Anse : le pari d'un vin liquoreux
Viticulture : le Gamaret, bientôt un nouveau cépage en Beaujolais
Concours des Grands Vins du Beaujolais : une première très attendue
Concours des Grands Vins du Beaujolais : pari gagné
Viticulture : le torchon brûle entre responsables d'appellations
ODG : les urnes écrivent un nouveau scénario
Salon de l'agriculture : le beaujolais veut séduire
Fête des crus : ils étaient 30 000 à Charentay
Viticulture. 3e Beaujolai's cup : l'esprit de conquête
Loi Evin : la viticulture interdite d'internet ?
Pas d'OGM en vue pour la viticulture
Viticulture : un fleurie parmi les meilleurs vins du monde
Aide aux viticulteurs : premier bilan
Viticulture : clap de fin pour l'union viticole
300 hectares de vignes ravagées à Saint-Vérand
Michel Mercier exprime son ras-le-bol
Vendanges : la récolte débutera le 25 août
Vendanges : la baisse des rendements divise
Cave de Liergues
Vendanges : à l’heure de la récolte
Vendanges : la récolte s'étire en longueur
Vendanges : vers une récolte peu abondante
AG des beaujolais villages : Bruno Matray encaisse les critiques
Vendanges 2007 : récolte en baisse, cours en hausse ?
Le Beaujolais entre
Viticulture : à Létra, on arrache la mort dans l'âme
Rendements : pas d'accord entre les trois familles
Beaujolais nouveau :
Vendanges : de quoi retrouver le sourire ?
Vins de Pays : feu vert accordé
Union viticole. Contestation : la trêve est terminée
Cave de Liergues :
Beaujolais nouveau : les cours sont déjà déprimés
Beaujolais nouveau : les coups de cœur des cavistes
Beaujolais nouveau : une bonne année, et pourtant...
Beaujolais nouveau : une fête planétaire
Viticulture : un rendez-vous avec le monde
Des viticulteurs à la reconquête de Lyon
Le ministre Dominique Bussereau rencontre les vignerons
Viticulture : vingt-six idées pour sortir de la crise
Elections à l'UVB : Bruno Matray partage la victoire
Les 2 bouteilles : vers un retour en décembre ?
Viticulture. Arrachages : premier bilan en demi-teinte
Fête des crus à Juliénas : vingt mille personnes présentes
Promotion : la Beaujolai's cup remet les voiles
La Beaujolai's cup largue les amarres
Promotion : les beaujolais-villages en reconquête
Viticulture : le Beaujolais
Vendanges : début le du 10 septembre ?
Baisse des rendements : Le coup de gueule des viticulteurs
Dominique Capart prend la tête d'Inter Beaujolais
Aides au Beaujolais. Bruno Matray :
Blancs et rosés, les beaujolais n'ont pas tous la même robe
Crise viticole : l’Etat publie un plan stratégique pour le Beaujolais
Viticulture. Maison du Chamarier : c'est non
Vendanges : ce sera le 5 septembre
Union viticole. Jean-Luc Bourbon :
Union viticole. Bruno Matray :
Viticulture : Louis Pelletier chevalier de la Légion d'Honneur
Yves Bonnet :
Concours de taille : Frédéric Berne remporte le Sécateur d'or
Salon des 2 Bouteilles : un remède à la morosité
Beaujolais nouveau : la viticulture en alerte
Un crémant de Bourgogne, made in Beaujolais
Viticulture : le Beaujolais présente sa collection été
Crise des instances : coup de théâtre à Inter Beaujolais
Appellations : Bruno Matray veut créer des grands crus du Beaujolais
Agriculture raisonnée : la vigne se met au vert
Fête Raclet : en souvenir du sauveur...
Elisabeth Lamure :
La Sicarex à la croisée des chemins
Elections à l’UVB : un duel Pierre Deshayes - Bruno Matray
Union viticole : l'apaisement, enfin
Beaujolais-villages : Bulliat s'offre une légitimité
Vignerons indépendants : un pont entre producteur et consommateur
42e prix Victor-Peyret : Pierre Arditi à l’honneur
Concours des beaujolais : Jean-Luc Vivier Merle remporte le trophée Louis Bréchard
Crise viticole : partie d’échecs à l’UVB
Vendanges en Beaujolais : l'ANPE est indispensable
Viticulture : la Beaujolai's cup poussée par le vent





