Des viticulteurs à la reconquête de Lyon

Selon une étude récente, 68,5% des personnes interrogées estiment que ce n’est pas Lyon qui boude le Beaujolais mais le vignoble qui est absent de la capitale des Gaules.
Les vignerons du Beaujolais sont-ils condamnés au Prozac et au Lexomil ? C’est par cette interrogation qu’ont été interpellés le 12 janvier dernier les viticulteurs qui s’étaient rendus à une réunion d’information à l’Union Viticole du Beaujolais, organisée sous l’égide de la commission commerciale. Depuis cette date, deux autres réunions se sont tenues les 26 et 30 janvier.
Le cabinet "Développement et Formation", situé à Villefranche, a présenté les résultats d’une étude qu’il a réalisée sur l’image des beaujolais dans les circuits de distribution des CHR, GMS et caves à vins de la région lyonnaise.
Contrairement aux idées reçues, pour 68,5 % des personnes interrogées ce n’est pas Lyon qui boude le Beaujolais mais le vignoble qui est absent de Lyon. Et 50 % s’étonnent de ne pas voir plus de vignerons les démarcher dans cette période de crise.
Une formation commerciale
Au regard de ces résultats, présentés par Daniel Martellon et François Tournassus, une stratégie de reconquête du marché lyonnais a été présentée aux vignerons. Elle serait fondée sur une approche novatrice du marketing de crise. Pour tous les vignerons présents, qui souhaitent ne pas baisser les bras et trouver des solutions pour commercialiser rapidement et durablement de gros volume tout en répartissant les risques commerciaux, ces réunions ont été perçues comme une bouffée d’oxygène. Elles leur ont permis d’envisager un avenir ou les anti-dépresseurs ne seraient plus d’actualité…
La mise en œuvre de cette opération se déroulera en deux temps : formation et entraînement aux techniques de négociation avec des professionnels, prospection systématique sur le terrain avec coaching et évaluation des résultats. Cette première mise en jambe sera le premier pas de l’appropriation du métier de commercial par les vignerons mettant ainsi fin à la politique de la chaise vide sur le marché lyonnais.
Le VIVEA (organisme de financement de la formation en milieu agricole) a investi dans cette formation, rendant cette action accessible aux viticulteurs qui veulent réagir. La commission commerciale de l’Union Viticole du Beaujolais se tient par ailleurs à la disposition des viticulteurs qui souhaitent avoir plus d’informations.
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