Beaujolais nouveau :

La nature s'est montrée généreuse, la qualité est au rendez-vous, pourtant le marché est frileux, en léger retrait.
Le marché français des beaujolais nouveaux est calme. Il serait en retrait de 40 000 hectos. Ce sont globalement quelque 400 000 hectos qui seraient enregistrés cette année, contre 440 000, l'an dernier. Ce n'est pas vraiment une surprise dans le contexte dépressif de l'économie viticole en France, comme à l'étranger. Pour Michel Rougier, délégué général de l'Union interprofessionnelle des vins du Beaujolais, les paramètres sont évidents : politique répressive anti-alcool et des acheteurs frileux. Il note toutefois : "Il n'y a pas beaucoup de vignobles qui aient vendu autant que nous aujourd'hui." A l'étranger, il semble que le volume des ventes se soit maintenu de façon significative. "Le Japon a bien fonctionné. Les Etats-Unis sont stables : c'est un marché qui monte. Nous nous attendons à exporter 200 000 hectos, pour 251 000, l'an dernier. Nous ferons moins à cause de l'Europe." Les comptes définitifs seront arrêtés au 30 novembre. Il reste à vendre quelques milliers d'hectos. Un vin superbe, des cours irrationnels Les cours sont en moyenne à 146 euros à l'hecto, au lieu des 170 minimum préconisés. "Ce sont des considérations qui ne servent à rien, s'insurge Michel Rougier. Juste à faire plaisir à quelques amis journalistes. Personne n'est à même de maîtriser les cours, et les réactions irrationnelles au moment des transactions. Si le marché n'a pas envie de payer, il ne paiera pas. Même la qualité magnifique n'est plus un critère. Seul compte l'équilibre de l'offre et de la demande."
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