La CPAM traverse le boulevard

Les opérations de transfert de la caisse primaire d'assurance maladie commencent jeudi. Les nouveaux services de la Sécurité sociale seront accessibles dès lundi, 13 h 30. La directrice Christine Couderc précise les bénéfices de ce déménagement pour la clientèle et le personnel.
Les cartons sont faits. Jeudi, les outils informatiques seront débranchés. Alors les déménageurs prendront le relais et, lundi après-midi, tout sera terminé, les nouveaux locaux ouvriront au public.
Ce sera pratiquement le terme d'une opération de prestige entamée voici quartorze ans avec l'achat du terrain. Car, comme Christine Couderc, directrice de la CPAM de Villefranche-sur-Saône, le souligne : "Le nouvel immeuble n'est pas une construction lambda. C'est un bâtiment d'architecte avec un patio, un bel escalier d'intérieur, une utilisation différente de la lumière pour avoir une clarté intérieure..." Les cloisons sont blanches, les plafonds blancs, plus bas que dans l'ancien immeuble, ce qui a nécessité la pose d'une moquette de couleur soutenue, châtaigne. La lumière est présente dans les murs même sur la face nord et du côté du parking Boiron qui, avec son square, offre un espace ouvert.
Christine Couderc considère que le principal intérêt de l'installation de la CPAM au 150 boulevard Gambetta réside dans le regroupement de quatre sites éclatés. Les quatre entités étaient dispersées : le siège administratif au137 boulevard Gambetta ; le TRUX où se traite tout ce qui concerne les professonniels de santé au 395 boulevard Gambetta ; la clinique dentaire au 768 boulevard Burdeau ; et le service médical et social rue de l'ancienne distillerie à Gleizé. "Ce sera plus simple pour les assurés, dit-elle, et pour nous, dans le cadre de l'instruction des dossiers."
Christine Couderc attend une grosse amélioration des conditions de travail. "Le personnel jouira d'un confort accru tant au niveau de la luminosité que du bruit. Les nouveaux locaux bénéficient d'une isolation phonique et thermique aux normes." Ce n'était pas le cas dans l'ancien bâtiment ; le personnel souffrait de la chaleur (on a enregistré jusqu'à 36°C dans les bureaux) et tentait de lutter en s'équipant de système D : ventilation, brumisateur, rideaux baissés... Des horaires d'été avaient même dû être mis en place. Le nouveau bâtiment est, quant à lui, équipé de fenêtres qui pivotent et présentent aux yeux de Christine Couderc un bon compromis : "On n'est pas dans le monde clos du tout climatisé automatique, comme on voit dans certaines villes. Je crois que ce bâtiment est bien adapté au contexte local et aux souhaits des agents."
En effet, des lieux conviviaux ont été aménagés pour le personnel, des salles dédiées aux réunions et à la formation au 4e, ainsi qu'une petite pièce au 3e, et un réfectoire donnant sur une terrasse pour la prise des repas (c'est la casquette que l'on voit de l'extérieur).
Un bénéfice inattendu
Les services de la Sécurité sociale tirent de ce transfert un bénéfice inattendu : "Nous avons obtenu des résultats sans déménager, note Christine Couderc. On a fait le ménage, épuré les dossiers. Malgré l'informatique, on continue de sortir des documents papier. Nous avons rempli 700 sacs poubelles, deux bennes. C'est déjà un point positif. Nous avons tout sur Intranet : la documentation, les procédures de travail... mais on avait encore pas mal de reliquat. Cette opération aura été très utile pour optimiser notre base documentaire dématérialisée. On garde des documents papier. Mais j'espère qu'on diminuera les photocopies et les impressions qui ont un coût."
La directrice est confiante dans la capacité d'adaptation du personnel : "Nous sommes, dit-elle, l'une des plus jeunes caisses de France. La moyenne d'âge est de 43 ans."
Michèle Moreau
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