Urgences : une aide psychologique aux victimes


L’Adavem - Association d’Aide Aux victimes et Médiation- a signé une convention avec le Centre hospitalier pour la mise en place d’une permanence quotidienne en direction des personnes qui ont subi des agressions, des violences conjugales ou encore un accident de la route.
L’objectif est d’accueillir des victimes se présentant aux urgences et aussi de créer des liens entre l’Adavem et les différents responsables du Centre hospitalier pour favoriser l’expression des besoins des victimes et l’accès aux droits. "Lorsque ces personnes arrivent à l’hôpital, elles sont désemparées, le corps médical soignant s’occupe d’elle sur le plan physique, mais il faut aussi que cette personne soit entendue sur le plan psychologique. Elle doit savoir se débrouiller pour se retourner contre ses agresseurs et éventuellement aller jusqu’en justice, donc il faut que quelqu’un de compétent puisse l’aider, la conseiller" a précisé Henri Flandre, président de l’Adavem. La permanence quotidienne sera assurée par plusieurs personnes qualifiées : une juriste, une psychologue et une assistante sociale. Elle se tiendra à l’Espace Prévention ou dans différents services de l’hôpital. "Des plaquettes seront élaborées pour indiquer l’existence de la permanence" a indiqué Eric Poirot, directeur adjoint de l’hôpital. Il a par ailleurs souligné le travail d’équipe indispensable dans le cadre de cette démarche. Depuis mai 1999, une convention a été signée entre les deux structures, organisant une permanence de l’Adavem au Centre Hospitalier une demi journée par semaine.
Ce projet de permanence a été mis au point avec l’aide attentive de Francis Battut, procureur de la République à Villefranche. "Très satisfait de cette convention, je souhaiterai que l’on puisse construire à Villefranche un plateau technique qui pourrait s’appeler "urgences médicales judiciaires", un lieu où systématiquement les victimes d’infractions pénales pourraient être accueillies, recevoir des soins" a lancé le procureur de la République. "Un lieu où les médecins pourraient nous délivrer des certificats nécessaires pour les qualifications pénales, où les auteurs seraient examinés dans les cas de gardes à vue ou des les cas d’expertises psychiatriques afin que la Justice aient les moyens à l’hôpital d’accomplir correctement son travail" a complété Francis Battut. La mise en place de la permanence quotidienne a reçu le soutien aussi de Nelly Pradel, présidente du tribunal de grande instance. "L’action a commencé et renforcera aussi la reconnaissance de l’Adavem" a-t-elle déclaré.
La permanence qui a déjà pris ses marques se poursuivra de manière plus intensive.
Hôpital : des missions encore méconnues
Le Centre Hospitalier, dont l’activité s’est fortement développée ces dernières années, assure la mission d’Etablissement Hospitalier de Référence pour le Bassin de Santé du nord du Rhône comprenant près de 250 000 habitants et couvrant notamment toute l’agglomération de Villefranche. Cet établissement accueille chaque année plus de 38 000 passages aux urgences : à l’accueil Urgences Générales Adultes, à l’accueil Gynécologie Obstétrique et à l’accueil Pédiatrie et Adolescents. A ce titre, il participe à l’Accueil adolescents en difficulté en lien avec les Centres Hospitaliers spécialisés du Vinatier et de Saint Cyr.
Hôpital/Justice : un lien inévitable
Une convention existe entre le Centre Hospitalier de Villefranche et le TGI, pour les examens médico-légaux et autopsies qui sont couramment pratiqués, des locaux sont réservés à cette mission et deux praticiens y sont affectés. Tous les prélèvements nécessaires sont effectués pour les consultations de coups et blessures et la fixation des incapacités de travail.
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