Le parking Boiron ouvre en catimini

Le parc de stationnement est ouvert au public depuis le début de semaine. Après quatre ans de travaux, 
un effondrement, et beaucoup de tracas, cette inauguration s'est faite sans grande publicité. Et les voitures sont pour l'instant bien peu nombreuses.
Rarement un chantier aura fait couler autant d'encre dans l'agglomération. On aurait donc pu penser que l'ouverture au public du parking Boiron ferait figure d'événement. Il n'en est rien.
A l'image de ce qui avait été fait pour le parc Chasset, la municipalité s'en remet aux panneaux de signalisation qui ont fleuri aux carrefours principaux et au bouche à oreille pour remplir les 170 places de stationnement offertes à deux pas du centre-ville.
Mais pour l'heure, le démarrage est bien timide, avec seulement quatorze véhicules comptabilisés le premier jour, et une carcasse de béton toujours aussi creuse le lendemain. "Il faut un peu de temps pour que la fréquentation de ce parking devienne une réflexe pour les automobilistes, qui n'ont pas l'habitude du stationnement souterrain à Villefranche. Les mentalités doivent évoluer. Avec la première demi-heure gratuite, on devrait attirer les gens, comme c'est le cas sur Chasset, dont la fréquentation a augmenté", estime Jean Picard, adjoint chargé des travaux et de l'environnement. "Le parc Boiron est un endroit plein de clarté, avec un puits de lumière au centre, qui sera encore beaucoup plus agréable lorsque les aménagements de surface auront été réalisés, d'ici à quelques mois", plaide l'élu local. L'ouvrage est ouvert de 7 h à 20 h 30 du lundi au samedi et uniquement aux abonnés le dimanche.
Note salée
Les élus comptent aussi sur la suppression totale du parking de la sous-préfecture, le 18 septembre prochain, pour faire le plein de véhicules. Ou encore sur la gratuité offerte à tous les usagers à l'occasion de quatre fêtes locales : les journées du patrimoine (3e samedi de septembre), la braderie des commerçants (dernier dimanche de septembre), la fête du Beaujolais nouveau (3e samedi de novembre) et la fête des Conscrits (dernier dimanche de janvier).
Quant aux problèmes liés à l'effondrement d'avril 2003, ils sont à ranger définitivement au rayon des mauvais souvenirs selon Jean Picard : "Un dispositif de récupération des eaux de ruissellement a été installé. Quant au mur de l'école Dumontet qui longe le parking, il a été renforcé grâce à la liaison de deux énormes poutres bétons", souligne l'adjoint délégué aux travaux et à l'environnement.
Au final, les travaux auront coûté cher. La facture globale du projet oscillera entre 3,7 et 4 millions d'euros, en fonction des remboursements qui seront effectués par les assurances. Pour justifier cette note salée, chacun espère que le parc Boiron trouvera rapidement ses usagers.
J.V.
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