Pommiers : du vin au jus de raisin

A titre d'essai, en 2006, nous avons fait 2000 litres de jus de raisin rouge. Une bonne partie est déjà vendue : tout le monde le trouve excellent. Notre Gamay, tendre et parfumé, se prête parfaitement à cette fabrication sans additif, sans mélange de cépages comme chez certains concurrents. Nous travaillons avec la Maison du Goût à Bourg-en-Bresse pour la mise au point des processus de fabrication. Sur une table, dans le verre de celui qui ne boit pas, il a la même couleur que le beaujolais des copains : c’est bon pour le moral ! Nous allons développer ce produit et d’autres également que nous sommes en train d’expérimenter.
Quel est l'objet exact de l'association Pomerium ?
Essayer de nous maintenir dans notre métier en œuvrant dans deux directions : diversifier nos produits et développer nos ventes en dehors des circuits classiques. Notre association n’est qu’une étape provisoire. Elle sera suivie par la constitution d’une structure mieux adaptée à notre projet..
Quels sont vos projets commerciaux ?
Nous envisageons sérieusement d’exporter. Nous avons bénéficié de l’étude de deux élèves de BTS Commercial de Claude Bernard. Ils ont effectué un stage en Croatie, un pays en pleine expansion touristique où nous allons exporter du vin. Nous avons également d’autres contacts à l’étranger. Nous avons l’avantage d’avoir dans notre groupe Cécile Balandras qui parle anglais.
Bénéficiez-vous d’une aide ?
Nous sommes suivis par le PEACRIT (Pôle Européen Agroalimentaire pour la Communication, la Recherche, l’Innovation et le Transfert de Technologies). Nous bénéficions dans ce cadre d’une formation et d’une réflexion en commun avec d’autres entreprises agroalimentaires devant innover, ainsi que d’une assistance pour demander les aides financières de l’Etat et de la Région.
Quels sont vos atouts ?
Notre jeunesse et notre envie de réussir. Nous avons entre 30 et 47 ans, le travail ne nous fait pas peur.
Vos faiblesses ?
Notre travail dans les vignes nous occupe beaucoup. Il nous faudrait pouvoir consacrer plus de temps à la recherche de clients. Il nous manque des points de vente.
Vous êtes enracinés dans la viticulture...
Chacun d’entre nous gardera ses vignes et continuera à vinifier son raisin dont une partie sera traitée à part pour la fabrication d’autres produits que le vin.
Michel Grillot





