MDA, l’audace ne suffit pas

Eliminée de la coupe de France au 6e tour par Croix de Savoie (0-0, 4-1 tab), malgré une domination incontestable, la formation des Monts d’Or a frôlé l’exploit contre un club de National abonné à la loterie des tirs aux buts.
Pendant quelques jours, Sofiane Adjimi, l’attaquant de MDA, va sans doute s’en vouloir. La cause ? Ce pénalty détourné par Durand, le portier savoyard, à huit minutes de la fin d’un sixième tour qui laissera tout un club sur sa fin. Mais il serait injuste de rester sur cette impression, car face à un adversaire 16e en National, la différence de talent ne s’est jamais fait sentir. Si ce dimanche le retour en Honneur à Seyssinet aura des allures de choc entre deux prétendants à la CFA2, les coéquipiers de Subrin peuvent avancer en Isère avec quelques enseignements positifs, tirés de ce parcours de coupe à la conclusion amère. Pourtant, dans cette équipe de MDA, l’amertume ne fut palpable qu’à la fin des tirs aux buts, lorsque Daouadji et Tahar manquèrent leur tentative, alors qu’en face Croix de Savoie récitait sa partition (4-1). Mais avant d’en arriver là, MDA fit ce qu’il faut pour tenir le ballon, occupant haut les espaces laissés par les hommes de Dupraz. Certes Obitz avait dû sortir le réflexe par deux fois (13e et 14e) face à Peslier, le meilleur buteur Savoyard, mais la supériorité technique de Croix de Savoie s’exprima par intermittence. Laviolette est un roc Question continuité, Bouabdella à MDA, éclairait les intentions locales, aidé par Laviolette, véritable phare de l’entrejeu. Autour de ces deux éléments prépondérants, MDA tenait paisiblement l’échange, à l’image de cette faute non sifflée sur Subrin dans les 16 mètres (35e). La suite de la partie restait légèrement à l’avantage de Mont d’Or Azergues, avec notamment un duo de récupérateurs Laviolette-Moizini dominateur. Si le vent n’aidait en rien les protagonistes de ce 6e tour, force est de constater que le favori se recroquevillait sur ses minces certitudes défensives. Inversement, la relance de MDA était toujours soignée (Perilli intraitable, Bardon serein) et si Bouabdella baissait d’un ton, Attar alignait les bons décalages et sentait à merveille la profondeur pour les siens. C’est lui qui se faisait faucher par Durand sur un timing idéal d’Adjimi, au moment du penalty de l’espoir (82e). La suite on la connaît. Dans les prolongations, MDA ajoutait d’autres arguments à son amertume. 116e : un ballon parfait de Tahar pour Bouabdella démarqué, fit croire à l’ouverture du score mais là encore, le cadre se dérobait. Puis la loterie des tirs aux buts fit son œuvre, elle ne consacra pas l’équipe la plus valeureuse. Qui a dit que le mérite revient à celui qui ose ?
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