Football : Thierry Droin, les raisons d'un départ


Après avoir dirigé le FCVB durant quatre saisons, Thierry Droin vient de s'engager pour deux ans à Aurillac (CFA). Il nous dit pourquoi il quitte le club sur une montée.
Il y a quelques jours encore, Thierry Droin assurait qu'il était tombé d'accord avec le FCVB pour une prolongation de contrat. Le désormais ex-entraîneur caladois a opéré une volte-face en signant le week-end dernier à Aurillac (Cantal), pensionnaire de CFA. "Je me suis engagé pour deux ans et plus si affinités", précise Droin, qui, après six ans passés à Bourg-en-Bresse puis quatre à Villefranche, s'apprête à découvrir un nouveau club et une nouvelle région.
Mais pourquoi partir sur un succès aussi éclatant qu'une remontée en CFA, attendue depuis des années à Villefranche ? Thierry Droin a sa réponse. "C'est vrai que ça peut paraître un peu étonnant, et je regrette quelque part de m'arrêter au milieu du pont", lâche-t-il, "mais c'est la conséquence d'une saison en dents de scie. J'avais pris soin de nouer des contacts avec d'autres clubs durant l'hiver. Car l'accord moral convenu avec Villefranche, c'est que je démissionnais si on ne montait pas", explique-t-il.
Eviter la saison de trop
Quant au choix de la destination, il est apparu assez évident aux yeux de Thierry Droin. "Avec Aurillac, le courant est immédiatement passé. C'est un club qui dispose de belles structures, d'un stade sympathique, et qui est taillé pour le plus haut niveau amateur, avec une réserve en CFA 2 et une équipe 3 en Honneur", détaille l'entraîneur. "Je suis assez fier qu'on fasse appel à moi. C'est un beau challenge sur le plan personnel et aussi une façon de changer de chapitre. Je crois que tout le monde en avait besoin à Villefranche, moi comme les joueurs et les dirigeants. Et puis quatre ans de collaboration, c'est déjà pas mal dans le football actuel", sourit Droin. Et d'ajouter : "Je n'avais pas envie de faire la saison de trop."
Critiqué par beaucoup au cœur d'un hiver bien terne pour le FCVB, Thierry Droin savoure son plaisir de partir la tête haute, même s'il n'en rajoute pas sur le sujet. "Certains nous ont enterré trop vite. J'ai parfois eu l'impression d'être le seul à y croire mais je savais que le retour des blessés allait tout changer. Je suis fier du comportement, de la rébellion des joueurs, parfaits sur les dix derniers matchs. Je leur tire un grand coup de chapeau", conclut l'entraîneur, qui espère désormais que Villefranche et Aurillac seront versés dans la même poule de CFA. "Ce serait sympa de retrouver les joueurs dès la saison prochaine." Avec le départ de Thierry Droin, une page se tourne au FCVB.
J.V.
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