Paris-Nice : le Beaujolais dans la lumière

La course cycliste a effectué une étape remarquée en Beaujolais, apportant un sérieux coup de projecteur sur la région. Le champion du monde Tom Boonen a triomphé devant plusieurs centaines de personnes à Belleville mardi, avant que le peloton ne reprenne hier sa route vers le Sud au départ de Juliénas.
Le Beaujolais ne pouvait pas rêver plus beau vainqueur que Tom Boonen. Le champion du monde de cyclisme a éclaboussé mardi après-midi la ligne d'arrivée bellevilloise de toute sa classe, dominant avec une facilité déconcertante le sprint final lors de la 2e étape de Paris-Nice. Quelques minutes plus tard, le colosse belge paradait sur le podium, un large sourire aux lèvres, avant de lancer son bouquet en direction d'une foule enthousiaste. Cette image résume à merveille le succès populaire qu'a rencontré "la course au soleil" à l'occasion de son passage en Beaujolais. A Belleville, ce sont plusieurs centaines de personnes qui se sont massées rue de la République pour assister à l'arrivée des coureurs, partis le matin de Cérilly (Allier) et passés par les cols des Echarmeaux et du Fût d'Avenas. Les dernières minutes de course, pleines de suspense, ont été suivies sur grand écran par le public.
L'objectif numéro est donc rempli pour Bernard Fialaire : "On a amené aux habitants un événement sportif d'envergure mondiale, même si cela peut causer certains désagréments, notamment pour les commerçants", exprimait le maire de la ville et président de la communauté de communes Beaujolais Val de Saône, financeurs de l'événement au même titre que de nombreux partenaires privés. "Accueillir Paris-Nice, c'est aussi une occasion de faire prendre conscience aux gens que Belleville est une étape entre ces deux villes, entre le nord et le sud de la France, voire de l'Europe. Il y a un réel enjeu d'image pour la commune comme pour tout le Beaujolais", ajoutait M. Fialaire. Donner aux gens l'envie de faire une pause sur la route des vacances, voilà un exemple des retombées indirectes espérées. "Lorsque les gens qui passeront sur l'autoroute A6 verront la sortie pour Belleville-sur-Saône, peut-être cela leur évoquera-t-il Paris-Nice...", imaginait encore le maire.
Les crus à l'honneur
Bernard Fialaire espère que la récurrence des événements favorisera ce type de comportements. Belleville accueillait en effet l'épreuve cycliste pour la 3e fois depuis 2000. "Mais c'est la première fois que les coureurs restent une nuit dans la région", précisait judicieusement Marc Julien, adjoint aux sports à la ville de Belleville. "Cela entraîne 500 nuitées d'hôtel dans la région, autant de repas. La course ne fait pas que passer, elle marque une pause en Beaujolais", ajoutait-il. Quant au vignoble, singulièrement absent sur la ligne d'arrivée, il a pu se rattraper hier matin au départ de Juliénas, autour de nombreuses animations. Après un départ d'étape tracé par Paulo Cinquin au coeur des crus du Beaujolais, le peloton a poursuivi sa route vers le sud, à destination de Saint-Etienne (Loire), via Odenas, Cogny et Lozanne. Le rideau pouvait alors tomber. Entre Paris et Nice, le Beaujolais s'est offert une belle promotion.
Julien Verchère
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