Beaujolais Val de Saône : trois athlètes aux JO de Pékin

Frédéric Dufour :
"On peux décrocher une médaille"
Médaillé d'argent aux Jeux Olympiques d'Athènes en 2004 en aviron, le
rameur caladois convoite une nouvelle récompense olympique à Pékin,
associé à Maxime Goisset en deux de couple poids léger.
Le
Patriote Beaujolais : Vous voilà arrivé à Pékin, à quelques jours
du début des Jeux, comment vous sentez-vous, tant sur le plan physique
que mental ?
Frédéric Dufour : "On a souffert d'un petit contretemps puisque
Maxime s'est ouvert la main après un choc avec une voiture, mais il est
maintenant complètement remis. On a progressé et ça nous donne de la
confiance pour attaquer les Jeux. Je sens qu'on monte en puissance,
même si tout n'est pas parfait sur le plan technique. Ce n'est pas très
esthétique vu de l'extérieur, mais c'est efficace. Notre force, c'est
la motivation et l'intensité que l'on va pouvoir mettre durant les
courses. On sait qu'on peut vraiment aller très vite."
Quel est votre programme pour les jours qui viennent ?
"On récupère pour être frais avant la première course éliminatoires qui
a lieu dimanche. Il y a ensuite une semaine de compétition, avec les
éventuels repêchages mardi et les demi-finales jeudi prochain. Quant à
la grande finale, elle est programmée le 17 août."
Après l'argent à Athènes, êtes-vous en mesure de décrocher une nouvelle médaille olympique ?
"Par rapport à 2004, notre équipage arrive relativement masqué. On ne
fait pas partie des grands favoris, même si nous sommes montés sur deux
podiums en coupe du monde récemment. Nous sommes dans une position
d'outsider que j'apprécie. Les Anglais, c'est le bateau à battre pour
tous, mais il faudra aussi compter avec les Danois et les Italiens
notamment. Je pense que sept à huit équipages sont capables d'aller
chercher une médaille. Et nous en faisons partie."
Ne craignez-vous pas l'environnement qui entoure ces Jeux Olympiques, notamment les problèmes de pollution atmosphérique ?
"Les conditions seront identiques pour tous les athlètes. Ce n'est pas
une préoccupation, je suis déjà totalement dans ma compétition. Cela
fait quatre ans que j'attends ce moment et le début des JO. Si on
s'arrête à cela, ce n'est pas la peine d'aller à Pékin."
Propos recueillis par
Julien Verchère






