L'apport des énergies renouvelables


Le bois : première source d’énergie verte
Chaque année, la récolte dépasse les 50 millions de m3 pour un renouvellement de 125 millions de m3. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le recours à « l’énergie bois » permet de conserver une forêt dense. Ce mode de chauffage séduit un nombre croissant de particuliers et même de collectivités. Ainsi la ville de Vitry-le-François (Marne) a été une des premières en France à opter pour l’installation de trois chaudières à bois à destination des collectivités. En 2005, le parc national des chaufferies au bois installées depuis 1994 comptait 1 103 équipements collectifs et industriels. Les particuliers qui le souhaitent peuvent également y avoir recours en utilisant un foyer fermé, un poêle ou même une chaudière à bûches ou granulés. Dans ce cas, choisissez un système pouvant être associé à d’autres énergies comme une chaudière à gaz ou une pompe à chaleur.
Le soleil multi-source
La loi d’orientation sur l’énergie de juillet 2005 prévoit qu’un million de m2 de panneaux solaires thermiques et 50 000 toits solaires seront installés chaque année à partir de 2010. A priori le pari est gagnant car, contrairement aux idées reçues, un tel équipement peut être installé partout y compris dans les régions septentrionales. Le principe repose sur l’utilisation de panneaux orientés plein sud, généralement placés sur le toit, convertissant les rayons du soleil en chaleur, ou en électricité dans le cas d’une installation de panneaux photovoltaïques. L’électricité produite peut être soit stockée dans des batteries pour les installations autonomes, soit convertie par un onduleur pour être distribuée aux normes sur le réseau. Sa production reste encore plus chère que l’électricité classique, mais la rentabilité s’améliore d’année en année.
En production thermique, les panneaux peuvent être uniquement destinés à l’eau chaude ou associés à des installations dites "Solaires Combinés", pour assurer également le chauffage de la maison. Le fluide caloporteur qui se trouve dans les tubes monte en température grâce à un effet de serre et est ensuite transmis via une pompe à un système de stockage, ballon d’eau chaude ou réseau de chauffage au sol. Une installation de chauffage peut couvrir environ un tiers des besoins, et plus de la moitié lorsqu’il s’agit d’un chauffe-eau solaire.
La chaleur de la Terre
La géothermie est une ressource calorifique utilisée à l’échelle industrielle via des forages profonds de 2000 mètres. Chez les particuliers, elle consiste à enfouir des capteurs horizontalement sous 80 cm de terre ou plus rarement dans une nappe phréatique. L’énergie contenue dans le sol (ou l’eau) réchauffe l’eau glycolée circulant dans le réseau, puis la pompe à chaleur augmente la température et les calories sont transmises au circuit de chauffage de la maison. Pour un kW d’électricité consommée par le compresseur, la puissance disponible est comprise entre 3 et 4 kW. L’inversion du cycle peut permettre de bénéficier de fraîcheur en été. Plusieurs centaines de milliers de logements sont ainsi chauffés en région parisienne et en Aquitaine.
Le vent pour faire tourner les turbines
Les élégantes éoliennes sont constituées de mâts de 50 à 110 m de haut sur lesquels sont fixées des pales qui tournent entre 10 et 30 tours par minute environ. Les modèles installés actuellement en France permettent d'alimenter chacun environ 2 000 foyers en électricité hors chauffage. Du point de vue des particuliers, la mise en oeuvre est plus discutable car le coût des travaux peut faire augmenter le prix du kilowatt de façon importante. Toutefois la loi de finances encourage leur développement via des mesures fiscales. D’autre part, jusqu’au 14 juillet 2007, dans le cadre d’un équipement relié au réseau, EDF est tenu de racheter l’excédent de production à un prix fixé contractuellement pour 15 ans à 0,084€/KW.h. Les démarches administratives préalables à l’installation sont généralement prises en charge par l’installateur.
Vous hésitez encore ? Depuis le 1er janvier 2006, l’État a porté à 50 % le crédit d’impôt sur les matériels utilisant une source d’énergie renouvelable.






