Véranda : la maison au jardin

Véritable bulle de bien-être à mi-chemin entre la maison et le jardin, la véranda ne s’improvise pas si l’on veut profiter de toutes ses qualités.
Véritable bulle de bien-être à mi-chemin entre la maison et le jardin, la véranda ne s’improvise pas si l’on veut profiter de toutes ses qualités.
En façade, adossée, zénithale ou intégrée, son implantation doit faire l’objet d’une mûre réflexion. Ainsi, placée en plein nord elle améliorera l’isolation de votre maison d’environ 10 %, mais vous ne profiterez pas de l'ensoleillement. À l’inverse, au sud, l’isolation thermique devra être optimale pour éviter la cuisson à petit feu ! L’idéal reste donc une orientation sud-est permettant de bénéficier du réchauffement du soleil matinal, et d’une atmosphère tempérée l'après-midi en été. Avant de commencer les travaux, pensez à faire une déclaration de travaux en mairie. Si votre projet excède 20 m, un permis de construire devra vous être délivré par la DDE.
Véranda énergétique
En ces temps de crise énergétique (+40 % en un an pour le fioul domestique et +15 % pour le gaz naturel), la véranda vient à point nommé pour vous permettre de réaliser quelques économies moyennant un investissement de base d’environ 1000 €. Ainsi, un extracteur installé entre la véranda et l’habitation, aspire la chaleur en excès pour la pulser au sein de la maison. Un peu plus cher à l’achat mais remarquablement ingénieux, la pose de panneaux solaires sur une véranda de 6m2 minimums, couplés au système de chauffage et de chauffe-eau permet de réaliser de substantielles économies, y compris dans les zones septentrionales.
Exploiter la chaleur de la véranda revient également à installer des matériaux susceptibles de stocker la chaleur de la journée, comme la pierre ou la terre cuite, et de la restituer le soir venu.  
Cette tendance de fond du marché devrait permettre à de nouvelles techniques de voir le jour dans les prochaines années.
Lumière et confort
Pour l’heure, le choix d’une véranda se pose encore en premier lieu en termes de prix et d’esthétique. Néanmoins, renoncez aux économies de bout de chandelles pour concevoir votre véranda comme une véritable pièce à vivre. Plusieurs points indispensables doivent être respectés. L’isolation thermique et phonique, ainsi que la possibilité d’atténuer le flux de lumière en période de fort ensoleillement, s’inscrivent au premier rang. Aujourd’hui, les vitrages à isolation thermique renforcée (VIR) offrent des performances jusqu’à trois fois supérieures à celles d’un double vitrage classique et évitent la condensation fréquente dans les installations ordinaires. Par ailleurs, il est essentiel de choisir le matériau de construction limitant au mieux l’entretien dans le temps. En effet, la beauté d’une véranda réside dans sa transparence, ce qui implique que les vitres soient propres. Or on trouve désormais des verres autonettoyants enrichis d’un traitement de surface qui provoque un effet de lavage.
Du point de vue de la sécurité, trois verres s’imposent pour parer à d’éventuels sinistres. Le verre armé, le verre trempé et le verre feuilleté. Ce dernier est le seul admis par les assurances comme réducteur de risques d’effraction. Il est par conséquent exigé si aucun autre système n’est mis en place, du type volet ou rideau de fer.
Une palette de structures
De la structure dépend une intégration réussie dans l’esthétique générale de la maison. L’aluminium reste encore le matériau le plus utilisé (95 % des réalisations). Léger et résistant, il est incontestablement pratique. Sa conductivité extrême peut être neutralisée grâce à la pose de profilés à rupture de pont thermique. L’aluminium a battu en brèche l’acier traditionnel qui constituait les verrières finement ouvragées du XIXe siècle et les courbes Art nouveau. Dommage, car l’acier est le matériau de la créativité. Sa souplesse unique, sa résistance 10 fois supérieure à l’aluminium et son comportement thermique de qualité, devraient le remettre à l’honneur. La contrainte du prix reste cependant un frein à son développement. C’est également le cas de la véranda en bois qui exige un type de bois très particulier, le red cedar, importé du Canada, ou le teck pour résister aux chocs thermiques. Il est également possible d’avoir recours aux bois traités par autoclave un peu moins onéreux.
Le moins cher de tous les matériaux, le PVC, est réservé aux petites vérandas. Il possède de bonnes qualités d’isolation, mais vieillit assez mal.
Quel que soit votre choix final, sachez qu’il faut compter au minimum 1 500 € le m2 pour bénéficier d’une véranda tout confort. Soit deux fois plus que le tarif de base, mais c’est le prix à payer pour pouvoir profiter de cet espace exceptionnel 365 jours par an !
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