Développement économique. Val de Saône : Lybertec sur les rails

L'aménagement de la zone d'activités Lyon Beaujolais Rhône Technoparc (Lybertec) entre dans une phase active. Sur 140 hectares de terrains agricoles répartis sur les communes de Belleville, Charentay et Saint-Georges-de-Reneins, on s'apprête à édifier dans un environnement préservé le parc économique du futur. Plusieurs milliers d'emplois devraient voir le jour.
Un vent de Lybertec souffle sur le Val de Saône. Des vastes terrains agricoles qui paressent entre l'ex-Nationale 6 et la voie ferrée, il ne devrait plus rester grand chose dans les prochaines années.
Sur 140 hectares répartis sur les communes de Belleville, Charentay et Saint-Georges-de-Reneins, le Lyon Beaujolais Rhône Technoparc étalera à terme plusieurs milliers d'emplois dans l'un des derniers secteurs disponibles dans le Rhône pour les accueillir. L'économie, les transports, l'habitat... toute la vie locale devrait ressentir les effets positifs et négatifs de ce projet d'envergure.
Si on est encore loin de l'arrivée des entreprises (pas avant 2010-2011 a priori), à l'exception du cas Hartmann (voir ci-dessous), le projet entre ce mois-ci dans une phase concrète, avec la mise en place d'une vaste concertation autour des enjeux environnementaux.
En adhérant à l'association nationale PALME (Parc d'activités labellisé maîtrise de l'environnement), le syndicat Lybertec présidé par Bernard Fialaire, maire de Belleville et vice-président du Conseil général, a délibérément fait le choix de la qualité environnementale. Une charte sur le sujet est d'ailleurs en cours d'élaboration. C'est l'objet des premières réunions de travail qui rassemblent actuellement une multitude d'acteurs, des représentants des services de l'Etat à ceux des associations de sauvegarde de la nature en passant par ceux issus du monde économique. "Il faut qu'on soit exemplaire en matière d'environnement, en partant d'une base ambitieuse", déclare Bernard Fialaire, qui s'est personnellement beaucoup investi dans ce projet. "L'objectif est de faire certifier ce parc ISO 14001", ajoute-t-il. Vingt-sept parcs d'activité le sont pour l'heure en France.
"Pas de loup
dans le placard"
Recours important aux énergies renouvelables, qualité architecturale, services aux salariés, la liste des possibles est longue. Il reste désormais à judicieusement positionner le curseur environnemental. Trop de contraintes et les entreprises pourraient être effrayées, pas assez de règles et Lybertec ressembleraient trait pour trait à une banale zone d'activité. "Il y aura une veille des élus locaux. Au pied d'un site remarquable comme le Mont Brouilly, on ne peut pas se contenter d'une zone lambda", prévient Luc Appercel, maire de Charentay. "Les entreprises qui vont venir ici savent où elles s'installent et ce à quoi elles s'engagent. Il n'y aura pas de loup dans le placard", promet le président de l'association PALME. Pour Noël Comte, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Beaujolais, "de plus en plus d'entreprises recherchent au contraire la certification pour fidéliser les salariés, les clients, et investir sur la durée. On assiste à un renversement des mentalités."
Les discussions se poursuivront dans les semaines qui viennent. La charte de qualité environnementale devant être rédigée au mois d'octobre prochain. En jeu, rien de moins que le futur d'un site stratégique pour l'avenir de tout le Beaujolais Val de Saône.
Julien Verchère
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