Apprentissage : le compagnonnage forge un caractère

Le menuisier Michel Santailler, lui-même compagnon, accueille, à Saint-Lager, chez lui, un jeune compagnon en fin de Tour de France, Bruno Thévenin, originaire des Ardennes.
Bruno Thévenin est dans le compagnonnage depuis huit années. Il a débuté jeune et affirme que cette voie lui a favorisé une certaine évolution et un état d’esprit. Le compagnonnage repose sur de grands principes comme la liberté et la solidarité, et le métier forge une façon d’être. Bruno s'est habitué à voyager et a du mal à se dire que le tour va s’arrêter un jour. Il est indécis sur la suite de son histoire, à savoir quelle "route" il va devoir prendre. Les voyages ont été pour lui l'occasion d'un formidable échange, pourvoyeur d'une richesse de connaissances, qui, heureusement, n’est jamais finie.
Le compagnonnage peut être une solution pour des jeunes sans qualification. Il est à même de leur donner le goût d’apprendre, par le biais de l’apprentissage. Après une première qualification, les jeunes qui le souhaitent peuvent devenir compagnon du devoir.
Le compagnonnage est essentiellement réservé aux hommes ; les femmes sont acceptées depuis seulement trois ans, mais de manière non officielle. Serait-ce un virage historique pour cette institution, très attachée à la tradition et qui possède son lexique propre ?
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